La neige tombait, légère et brillante, balayée par une fraîche brise qui venait effleurer mon visage et caresser ma peau. De douces effluves de fleures vinrent chatouiller mes narines, emballant mes sens. N'étant qu'éphémères, elle disparurent en quelques secondes, me laissant en plan dans ma forêt de flocons. Accrochée dans le ciel, les étoiles m'observait, remplissant ainsi leur solitude, à des années-lumière les unes des autres, pleurant devant la grandeur de ma tristesse et de ma solitude. Je suis seul humain dans ce monde orbitant autour de ce sentiment déchu qu'est l'espoir. Au loin apparue une fine silhouette aux courbures parfaites et à la chevelure divine. Cette fleure nouvelle s'approcha de moi jusqu'à me frôler sans jamais me toucher. Aveugle et complètement intangible à cette venue, je continuai de pleurer mon sort. Puis la lune elle-même vint retirer le voile qui couvrait mes yeux et paralysait mes sens. C'est alors que je vis, à deux pas de moi, celle qui me sortirait de ce faux pas. Elle seul su franchir cette distance qui la rendait inaccessible à mes bras. Se serrant contre moi9, me permettant de revivre pour la première fois depuis une éternité la chaleur humaine, transperçant ainsi la froideur sans fond qui semblait avoir enserrer mon c½ur à tout jamais je senti alors le froid de la neige contre mes pieds nus et la douceur du vent dans mes cheveux. Nous partîmes vers l'horizon sous les regards attendris des étoiles et celui rempli de fierté de la lune, comme deux ombre se promettant de s'aimer jusqu'à la mort.